Managers, reprenez le contrôle… par la confiance !

 

Intégration des Générations Y et Z, accélération des flux d’informations, complexité croissante … l’agilité requise pour relever ces défis explique l’évolution naturelle d’un management basé sur le commandement et le contrôle, vers un modèle plus participatif où la confiance devient incontournable.
Alors comment développer sa confiance pour faire confiance ? Quels comportements adopter pour inspirer confiance, puis l’insuffler dans son équipe ?

 

Avoir confiance en soi pour passer à l’action

Sans la confiance rien ne se passe. Elle est indispensable. Et cela commence par la confiance en soi ! Aujourd’hui, le rôle crucial du travail en équipe suppose un leader capable de s’affirmer pleinement. Et pour une pleine expression de soi-même, la clé est de se connaître soi-même et de s’observer avec justesse.

La confiance en soi se construit dans une interaction permanente entre l’aspect cognitif (les représentations, les pensées), l’aspect émotionnel (le ressenti) et l’aspect comportemental (les actions, les gestes). Chacune pouvant renforcer l’autre, travailler l’une de ces trois clés d’entrée permet de travailler sa confiance personnelle.

Etre confiant en soi c’est penser que l’on est capable d’agir de manière adéquate dans les situations importantes.
La confiance en soi est le résultat d’actions réussies et qui permet de nouvelles actions plus difficiles. Oser prendre des initiatives, lancer des projets, croire que ça peut réussir, croire que ça va réussir : petits succès du quotidien ou projets d’envergure, chaque action, et son analyse a posteriori, permet d’enclencher le cercle vertueux de la confiance et de nourrir son capital confiance.

 

Avoir le courage d’être soi pour inspirer confiance

Qu’est-ce qui fait qu’un leader est suivi ? La confiance. Mais la ligne d’équilibre entre méfiance et confiance est ténue. A priori, on a ou on n’a pas confiance en quelqu’un. Il n’y a pas de nuance. Pour obtenir cette confiance, l’authenticité, l’exemplarité, le sens semble être le triptyque magique.

L’authenticité par l’exemple c’est, pour un manager, d’établir des relations en alliant sincérité et transparence  – à l’inverse du « Aie confiance » du serpent Kaa dans le livre de la Jungle.
C’est aussi être capable de dire les vraies choses, de parler des réussites comme des difficultés. Contrairement à une croyance largement répandue, la confiance n’est pas une absence de doute mais plutôt une acceptation de vivre avec nos doutes. Et l’exemplarité n’est donc pas synonyme d’infaillibilité. Trop de managers s’enferment encore dans une (im)posture fantasmée de toute puissance : « Je sais exactement quoi faire, et je vais vous dire comment le faire. Suivez-moi ! ».
Cette posture est contreproductive car elle tend à faire de l’ombre à ses collaborateurs et à créer de la passivité au lieu de partager la lumière et susciter l’engagement.

Dans ce mouvement de lâcher prise personnel et relationnel – accepter de ne pas tout décider et son corollaire : tout contrôler -, les décideurs enclenchent un cercle vertueux où la confiance appelle la confiance. (Se)donner le droit à l’erreur évite donc la paralysie et permet la mise en mouvement… et l’action, qui on l’a vu,  est le carburant de la confiance.

 

Entretenir et faire grandir la confiance de l’équipe

La confiance se gagne, s’entretient, mais elle peut se perdre. Comme le notait Sartre : « La confiance se remplit par gouttes et se déverse par litres ». Véritable ciment de la cohésion d’équipe, la confiance passe inévitablement par l’écoute et la compréhension des motivations et des talents de chacun. Dans cette optique, la souplesse du management situationnel est un réel levier de performance.

Mais plus que la reconnaissance réciproque des forces de chacun, c’est la rencontre de ces forces qui peut véritablement booster la confiance et la performance d’une équipe ; quand le fameux « 1+1=3 » se concrétise vraiment et que de la confrontation des talents de chacun nait des qualités émergentes, par exemple quand rigueur et créativité se rencontrent et permettent des innovations dans un time to market record !

La confiance est ainsi un actif immatériel crucial aujourd’hui. Véritable pivot de la transformation des organisations, le manager se doit d’être un champion de la confiance… tout en ayant l’’humilité de remettre son titre en jeu tous les jours, car comme le soufflait Jean Cocteau : « Il n’y a pas de confiance, il n’y a que des preuves de confiance ».

 

Sébastien Ramos
Coach, Formateur en Management

s.ramos@groupeh2h.com

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