“Edgar Morin vs Hannibal” (3/4) – Il est illusoire de vouloir tout contrôler

Edgar vs Hannibal

Ils dansent ! Ils dansent !!! Mais pourquoi ?

Sans Fauve Hautot, ni même de voix off qui annonce un Mambo, ils dansent.

Qu’est-ce que ces 2 grands sages souhaitent-ils nous souffler : que quand la vie nous échappe il faut… danser ?

Et s’ils avaient raison ? Et si la vie méritait mieux qu’un seul vainqueur ?

Et si Hannibal avait compris que les plans sans accroc sont « ok » dans le compliqué mais « ko » dans le complexe (le compliqué étant ce que l’on a du mal à comprendre à moins d’être expert dans le domaine et le complexe cet ensemble de choses qui semblent liés, pour lesquelles il est difficile voire impossible, d’anticiper le résultat car imprévisible ; je reprends à mon compte l’exemple du Boeing et du plat de spaghettis)* ?

Et si Edgar s’était rappelé que ce serait nier la complexité du réel que de vouloir contrôler… notre volonté de contrôle ?

Et s’ils nous conseillaient, par ce geste fou, de sortir de la prison de la binarité dans les situations de blocage (puisque rien n’est jamais tout noir ou tout blanc) ?

Et s’ils nous invitaient à nous laisser griser par la logique du tiers inclus qui rassemble les contraires, réunit le meilleur des 2 côtés (et crée des « doubles contraintes thérapeutiques ») ?

Et si, tout simplement, l’auteur de cet article avait intentionnellement brossé un portrait caricatural de ces 2 personnages pour créer le buzz et bénéficier des retombées médiatiques d’un clash

LinkedInien ? Bon, je le connais un peu, ce n’est pas totalement à exclure ! (Et s’il n’atteint pas les 30 pouces en l’air, il est fort à parier qu’il recommencera l’animal ! Vous savez ce qu’il vous reste à faire ; smiley clin d’œil + mains jointes « gratitude »).

Et si cette anaphore commençait à devenir un tout petit peu trop longue ?

Oui, c’est pas faux. Avançons, vous avez raison !

Pour emboiter le pas à nos 2 danseurs (tout comme à Sénèque qui nous disait avant eux que « la vie, ce n’est pas d’attendre que l’orage passe, c’est d’apprendre à danser sous la pluie. »), je vous propose (« sur un tango… » ; ah, la voilà la voix off !) pour réconcilier nos contradictions de :

  • passer du « oui mais » au « oui et »
  • raisonner et résonner
  • « Agir en homme de pensée et penser en homme d’action » comme nous le souffle Henri Bergson (alors 1 seconde, je tente un coup de télépathie temporelle pour clarifier un point : « Henri ? Henri vous me recevez ? Oui ? Ah super ! Rassurez-moi Henri, votre phrase, oui, oui celle de la pensée et de l’action, voilà. Donc cette phrase, elle marche aussi pour les femmes on est d’accord ? Oui ? Et oui oui je comprends si vous étiez au 21ème siècle vous auriez précisé « homme et femme » ! Ouf ! Super nouvelle !)

Bref… dans les situations d’incertitude, de s’appuyer sur nos réflexes pour aller vers le complexe !

Les plans sont utiles mais ils sont faux. Mais plus concrètement ça donne quoi ?

Car oui ok, il faut écouter, faire émerger, guider… Bien sûr ! Facile à dire (et facile à lire). Je les entends vous savez, vos « T’es bien gentil Séb mais concrètement qu’est-ce que je fais moi dans ces situations difficiles ? ».

Plus concrètement, dans la dernière partie de cet article je vais vous proposer « 5 techniques irréfutables qui marchent sans efforts, dans 110% des cas, qui vont vous permettre, sans bouger de votre fauteuil, de faire face à la complexité et ainsi devenir la meilleure version de vous-même, le meilleur manager que cette terre n’ait jamais porté ! ».

(Quoi pardon ? Un piège ? Bien vu ! (emoticon check poing fermé). Pour ceux qui n’ont rien vu venir, je vous invite à relire la partie 2). Suite au prochain épisode…

Notes

  • D’après la formule d’Hervé Sérieyx, un Boeing c’est compliqué, ce n’est pas complexe. Si on me montre comment le démonter et le remonter, je peux y parvenir. Il relève de la pensée cartésienne. En revanche, si vous prenez des spaghettis avec une fourchette dans un plat, vous n’aurez sans doute jamais le même nombre de spaghettis sur votre fourchette.